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Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 6 – L’empreinte de la pensée de Wonhyo pour notre époque

Posté le juin 17, 2020

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 6 – L’empreinte de la pensée de Wonhyo pour notre époque

1. L’esprit de Wonhyo

Un éternel présent.
Wonhyo était plus qu’un moine bouddhiste renommé. II était aussi un philosophe inspiré, un érudit accompli et un auteur prolifique. Il a joué un rôle important en faisant du bouddhisme la religion nationale de Silla. Il a établi une tradition profonde d’érudition encore admirée de nos jours par des érudits et des philosophes modères contemporains.
Ses écrits peuvent se diviser en plusieurs sous-thèmes :
– Hwajaeng,
-Terre Pure,
-Le ventre de Bouddha,
-la Fleur Ornement
-et l’Esprit Un
Tous ces thèmes sont inters connectés. Ses croyances n’étaient pas séparées de sa manière de vivre. Ses actions de non-contrainte et son empathie exprimaient encore plus clairement
une passerelle entre le passé et le présent. C’est que les problèmes et les conflits auxquels Maitre Wonhyo faisait face, en Silla, il ya 1300 ans, sont également présents à l’époque moderne.
Wonhyo est né en 617, quatre-vingt-dix années exactement, après la reconnaissance du bouddhisme comme religion officielle en Silla. À cette époque-là, le bouddhisme était utilisé par le gouvernement comme un moyen de développement du pays et pour faire avancer la cause de l’unification nationale. Situé dans la partie sud de la péninsule coréenne, Silla était traditionnellement une société fermée et socialement conservatrice, évitant soigneusement l’influence des autres cultures

Le bouddhisme est entré très difficilement en Silla. On trouve même des comptes rendus de la mise à mort des missionnaires bouddhistes de Koguryo, Chongbang et Myolkuja. La reconnaissance officielle du bouddhisme par le roi Pophung, n’arriva qu’après le martyr du moine Ichadong, membre de la famille royale de Silla. Et pourtant, cela se passait 150 ans après la reconnaissance du bouddhisme par Koguryo et Paekche, les deux autres anciens royaumes de la péninsule coréenne. Une fois accepté, son développement fit l’objet de la part du gouvernement royal d’un zèle étonnant. En 529, en la 10me année de son règne, le roi Pophung fit proclamer un édit national interdisant de tuer les animaux. Le roi Chinhung, successeur au trône de Pophung, encouragea son peuple à recevoir les ordres sacrés et à devenir moines. Le pays se lança aussi dans la construction de plusieurs grands temples, tels Hwangnyongsa et Chiwonsa, et invita des religieux renommés de Silla et de l’étranger à donner des conférences et à prendre part à des cérémonies religieuses. En ce temps-là, Silla avait formé un corps d’élite, connu sous le nom de Hwarangdo, qui avait pour but de former des jeunes gens compétents pour le service du pays. Le bouddhisme fut utilisé pour apporter à leur formation, une dimension spirituelle. Pendant cette période initiale, on pouvait reprocher au bouddhisme de Silla de mettre trop en avant le développement national, et non ce qui devrait être considéré comme la pratique du vrai bouddhisme. Et cela particulièrement, parce que les motifs séculiers de l’Etat ne correspondaient pas toujours à la foi bouddhique. De plus, après l’introduction en Corée de nombreuses sectes et écoles bouddhiques, le bouddhisme de Silla était confronté au défi de synthétiser et d’harmoniser les doctrines variées qui souvent s’opposaient les unes aux autres. Alors que les éléments de base de la philosophie bouddhiste s’appliquent universellement à tous, il existe de nombreuses écoles de pratique, où des enseignements différents s’adressent à des individus variés à des niveaux spirituels différents. Ainsi, on trouve dans le bouddhisme de nombreux écrits chacun apportant des réponses différentes à la même question. Cette diversité à l’intérieur du bouddhisme a donné lieu, naturellement, à des controverses entres écoles diverses, et cela contribue à rendre la compréhension difficile pour les gens ordinaires.
Wonhyo considérait tous ces problèmes comme les siens. Il essaya de les résoudre les uns après les autres et établit une forme de bouddhisme coréen non-sectaire et englobant tout.
L’esprit de Maître Wonhyo a perduré jusqu’ aujourd’hui. En conséquence le bouddhisme coréen est particulièrement œcuménique et est connu pour la coexistence harmonieuse des écoles particulières et des doctrines.

2. Philosophie bouddhique de Wonhyo

1)Hwajaeng (harmonisation des différends)

S’efforçant de rejeter une approche sectaire dans l’enseignement du bouddhisme, et tentant d’éviter les querelles doctrinales, Wonhyo écrivit le Chong-Yo, aperçu essentiel de 17 différents sutras. « Chong » signifie « déployer pour tous » et « yo » signifie « réunir en un ». En d’autres termes, Chong-Yo a pour base l’idée que l’esprit de Bouddha est révélé de manières très diverses, mais qu’il est, en fin de compte, unifié. Wonhyo soulignait que, dans une controverse, chacun des deux contestants peut avoir de bonnes raisons pour justifier son point de vue. Cependant tous deux devraient tenter d’arrondir les angles et considérer la situation d’une manière globale. Wonhyo imagina le concept de hwajaeng dans son ouvrage Yolbangyong Chongyo (Essence fondamentale du sutra Nirvana), « Si vous synthétisez les nombreux éléments contenus dans les sutras, il devient clair que d’innombrables éléments recoupent une même signification.

2) Si on distille ce sens Le passage ci-dessus affirme que l’Esprit Un rassemble l’absolu et le monde.

Le but de Wonhyo de réitérer le concept de l’Esprit Un, et de révéler le vrai esprit qui se trouve au-delà de toutes souffrances et qui demeure dans un état libéré de toute entrave. Comme on peut le lire dans le texte :
« Ce qui n’est pas non-existant ne demeure pas simplement dans l’existence.»
Si l’Esprit Un est considéré comme étant une réalité fixée, il ne peut pas être atteint. Selon les mots de Wonhyo:
« Il transcende le discours et la pensée, tout à la fois. Ne sachant
donc pas comment le nommer, je suis forcé de l’appeler l’Esprit Un ». (Essence fondamentale du sutra nirvana)
Comme l’absolu et le monde sont portés ensemble par le moyen de l’Esprit Un, le cycle de la naissance et de la mort et le nirvana deviennent une non-dualité. De plus, le monde de la naissance et de la mort et la Terre Pure du nirvana demeurent ensemble dans l’Esprit Un. En outre, le monde des vivants doués de sensations et le monde de Bouddha procèdent tous deux de l’Esprit Un. Quand nous aurons pris conscience de cela, notre propre Esprit Un aura retrouvé son essence. Mais si nous ne comprenons pas cela, nous ne pourrons que vivre comme un être vivant ignorant. Nous sommes avec l’Esprit Un, et pourtant nous sommes sans l’Esprit Un. C’est là, la réalité de la vie en ce monde et de l’existence sensible.

(3) Muae (Non-contrainte)

Muae (non-contrainte) est l’accomplissement de la pensée et des actes de Wonhyo. Muae signifie la liberté non entravée par les dualismes qui s’opposent et par les conventions toutes faites. C’est quelque chose de différent de la poursuite des désirs individuels, car cela prend sa source dans l’Esprit Un. Ce concept évoque l’équilibre et la compassion en nous. En d’autres mots, muae signifie qu’onn’est plus lié par la dualité du « moi » et « des autres » et que nous pouvons mener une vie de compassion.
Dans la perspective du bouddhisme, la liberté sans la compassion n’est pas ne véritable liberté, mais indulgence envers soi-même. La compassion sans la liberté, d’autre part, est passive et n’est pas la véritable compassion. Si nous atteignons l’une, nous en arrivons naturellement à atteindre l’autre. Dans le concept de muae, liberté et compassion sont inséparables. Il n’a pas pour fondement un individualisme atomistique et possessif. Il trouve ses racines dans l’unification du « tu » et du « je ». Muae cherche à unifier, tout à la fois, soi-même et les autres. Nous touchons là au ceur du bouddhisme, le « grand compagnon de l’unité ».

(4) La Terre Pure

Wonhyo a été le propagateur du bouddhisme de la Terre Pure et il a totalement incorporé cet aspect dans ses enseignements. La théorie de la Terre Pure était en relation étroite avec la théorie de Hwajaeng et de l’Esprit Un. En ce qui concerne l’illumination personnelle, la philosophie du Hwajaeng et de l’Esprit Un suggère que n’importe qui peut atteindre à l’illumination à travers des moyens appropriés à sa situation et à son propre degré de spiritualité. Ce point de vue qui met l’accent sur l’égalité de tous les êtres à atteindre à la bouddhéité était en désaccord avec l’esprit du bouddhisme d’abord propagé en Silla et qui cherchait à justifier le système de hiérarchie sociale en mettant l’accent sur le concept de karma.
Selon Wonhyo, la porte conduisant à la vérité absolue est ouverte à tous.
C’était là un défi à la conception typique du pratiquant laïque considéré comme un sujet passif, et non comme un participant actif, sur le chemin spirituel de l’illumination. La Terre Pure, où réside le Bouddha Amitabha, est un royaume céleste idéal, une « demeure pure ». Tous ceux et celles qui purifient leus esprits en chantant, avec respect, le nom de Bouddha Amitabha, sont habilités à entrer dans la Terre Pure, après leur mort, sans distinction d’âge, de genre ou de condition sociale. C’est parce que ce bouddhisme de la Terre Pure était facile à comprendre et à mettre en pratique, qu’il parlait à tous ceux qui n’étaient pas très versés dans les aspects plus complexes de la philosophie et de la pensée bouddhiques. C’est
pourquoi Wonhyo a choisi cette croyance simple et abordable pour propager le bouddhisme parmi les gens ordinaires.

3. Les enseignements de Wonhyo pour aujourd’hui

La théorie hwajaeng de Wonhyo fut le résultat de ses propres réflexions sur l’histoire. Les utilisant comme base, il harmonisa les divers points de vue opposés qu’il rencontrait dans le monde du bouddhisme et résolut leurs divergences. Les pratiquants étaient déroutés dans leur tentative d’atteindre les vrais enseignements de Bouddha, à cause des conflits entre le Bouddhisme de la Vacuité et le bouddhisme de la Seule Conscience. Grâce à la théorie de hwajaeng. la philosophie bouddhiste en Silla ne perdit pas davantage de temps et put se
développer plus avant. D’autre part, à travers sa théorie de l’Esprit Un, qui servit de fondement a la philosophie hwajaeng, Wonhyo soulignait que le monde du nirvana n’existe pas séparément de ce monde, et qu’en conséquence, le monde dans lequel nous vivons, peut aussi être le royaume de l’absolu. Wonhyo insistait sur le fait que tous ceux qui prennent conscience de la vérité de l’Esprit Un peuvent recevoir, dans ce mo l’illumination. Wonhyo pensait aussi que le but ultime du bouddhisme était de délivrer les êtres vivants de la souffrance. Aussi grande une théorie soit-elle, si elle ne s’applique pas à la vie de tous les jours, elle reste sans vie et est inutile. La vie même de Wonhyo est un exemple parfait d’une propagation du bouddhisme basée sur la vérité philosophique et sur la rencontre de la théorie et de la pratique. En ce sens, la vie et l’œuvre de Wonhyo, pilier du bouddhisme coréen, restent, pour nous aujourd’hui, une source qui nous guide et nous inspire.

La pensée de Wonhyo se base sur une contemplation universelle de la vie. Elle ne peut pas être exprimée par un texte religieux, ni enfermée dans un système métaphysique. Elle ne peut pas être comprise en simples oppositions comme réelet irréel, matériel et spirituel, individualité et totalité, existence et non-existence, ou encore le bien et le mal. En dépit de son cadre systématique et logique, elle reste une réflexion large et profonde sur l’essence de l’être, avec comme but une vie de non-contrainte. La spécialisation qui est l’une des forces actives de la civilisation d’aujourd’hui, s’est développée, dans la société humaine, au détriment des relations entre les individus. L’être humain est aliéné et notre consommation de biens culturels déséquilibrée. Alors que le monde fait face à des conflits entre civilisations, une vision nouvelle et plus largement ouverte est vitale. Le rôle de l’art et de la philosophie, aujourd’hui, est de refléter la réalité et de dépasser la fragmentation qui se fait jour dans la société.
Jusqu’au siècle dernier, les philosophes étaient concernés par les questions sur l’existence, se demandant ce qu’était réellement la nature de la vie humaine et jusqu’à quel point l’attitude de l’homme envers ses semblables pouvait être source de bonne ou de mauvaise influence. Au 21eme siècle, nous faisons face a un nouveau défi, sous la forme d’une crise globale environnementale. De plus, les avancées dans les techniques de clonage et l’engineering génétique, ainsi que des innovations comme le remplacement d’organes humains par des protheses artificielles, tout cela nous oblige à repenser les règles sociales. La pollution et le réchauffement global sont des problèmes qui demandent des réponses concertées. Le changement des écosystèmes menace la suvie même de l’espèce humaine. La seule voie vers l’avenir est d’aborder cette crise avec une conscience mondiale et de s’y atteler tous ensemble. Autrement dit, nous devons avoir la sagesse de voir la forêt plutôt que de regarder chacun des arbres. A cet égard, la vie de Wonhyo et sa philosophie contiennent une signification particulière pour nous. Sa philosophie est fondée sur une prise de conscience de la valeur de la vie individuelle. C’est la pratique et non la théorie qui est la clé de sa philosophie de l’Esprit Un et du concept de hwajaeng…

Nb: cette philosophie a inspirée la création des enchaînement du 5ème et 6ème dan
1. Premiere forme, Il sim-jang.
2. 2ème forme, Hwa jeong-jang
3. 3ème forme, Hon ryung-jang
4. 4ème forme, Mu ae-jang ….etc…

zen…en coréen,seon

Posté le mai 23, 2020

zen…en coréen,seon

image d’epinal associé à un certain esthétisme fondé sur le noir et blanc et les lignes épurées…

En réalité le mot zen = méditation. Du sanscrit Dhyâna ; désigne l’état méditatif dans le bouddhisme indien. Devenu d’abord T’chan en chine. Au delà des différences de pratique d’un pays à l’autre il existe un corps de texte et de principes. le MAHAYANA ;LES VŒUX DE BODHISATTVA la nature de bouddha et l’idée de l’éveil .le zen ou seon relève du développement de soi, d’une expérience pratique qui permet de regarder la vie en face ,faire preuve de plus de sagesse et de compassion dans ses actes. On y parvient en apprenant le non-acte.
Le Mahayana ou Grand Véhicule
Les grandes écoles zen et le Sonmudo appartiennent à cette tradition. C’est un mouvement large qui réunit différentes approches de la recherche spirituelle.
Le zen n’est pas réservé à la communauté monastique. Il s’adresse également aux laïcs.
Tout le monde peut suivre cette voie quelque soit son statut, sa religion, sa croyance, ses connaissances. Le bouddhisme du Mahayana se caractérise par l’idéal du bodhisattva.(c’est l’être qui se destine à l’éveil.)
Il pratique les six paramitas
-générosité
-moralité
-patience
-effort
-méditation
-sagesse
Paramita : qui atteint l’autre rive. Est souvent traduit par « perfection ». En cultivant les 6 vertus on atteint l’autre rive- celle de la délivrance. Ceux qui se consacrent à cette vie de pratique font ce qu’ils appellent les 4 grands vœux. C’est psalmodié au début et à la fin des cérémonies bouddhistes. C’est un peu le fondement le « béaba » de la pratique.

Si innombrables soient les êtres
Doués de sentiment, je fais le vœu
De les sauver tous.
Si inépuisables que soient les passions,
Je fais vœu de les détruire.
Si incommensurable que soient les saintes doctrines, je fais vœu de les étudier. Si inimitables que soient les voies de bouddha, je fais vœu de les accomplir.

Dans le zen compassion rime avec sagesse .les 2 sont indissociables. La compassion est donc la manifestation d’une intention a la fois désintéressée et sage. Agir ave compassion c’est être à l’écoute des besoins d’autrui et avoir conscience de ses propres limites.
N me dit souvent –oui mais c’est très égoïste de s’asseoir et de méditer ; je réponds qu’il faut d’abord et en permanence s’écouter et s’étudier pour pouvoir se tourner vers les autres et donner.
LA NATURE DE BOUDDHA
Dans cette forme du zen le sutra de l’avatamsaka est très influant. il est dit que tous les êtres sensibles sont des bouddhas et que tous les bouddha sont des êtres sensibles.

Par ailleurs « le bouddha est l’esprit, l’esprit est le bouddha. »…
Le zen réfute l’idée que l’éveil est un état quasi inaccessible. Cette vision est trop décourageante pour celui qui souhaite entreprendre cette quête.
Considérons l’instant présent. Développons, aiguisons nos sens. Le zen n’a pas pour but de transformer l’individu en idéal parfait mais plutôt de l’aider à vivre ce qu’il est et ce qu’il peut devenir dans ses moments de grandeur, d’élévation.

Même Mère Térésa avait ses failles, .ses faiblesses, ses doutes, ses envies mais elle était dotée d’une immense compassion. Les voiles de l’attachement ne seront jamais levés. Mais à travers une pratique régulière, graduelle on peut avancer sur la voie du zen. Le résultat n’est pas garanti. Il est aussi facile de dire qu’il faut lâcher prise qu’il est difficile d’y parvenir. Dans la tradition zen il est souvent fait mention de l’éveil. Il ne faut pas y penser dans la pratique. Ça viendra ou pas. C’est comme un poisson qui cherche l’eau et se rend compte qu’il nage dedans. la pratique est basé sur un trépied : moralité, méditation, sagesse.
Compassion envers soi d’abord. S’accepter comme coule l’eau de la rivière.
Et appliquer des principes de base nécessaires à toute vie en société. Ne pas tuer…voler…
Lorsqu’on pratique la méditation on pratique la concentration et l’interrogation. La concentration aide à apaiser l’esprit, tandis que l’interrogation aide à l’éclaircir. Pour calmer on se concentre sur la respiration (pranayama) (voir histoire du grand Maître yang Hik. On peut se concentrer aussi sur un sujet. Il peut s’agir des termes d’une question (huatou).le but de la concentration est de garder le plus longtemps possible l’esprit fixé sur le sujet de la méditation. (Difficile…car pensées aiment vagabonder…)
Milles pensées vous donnent milles fois l’opportunité de revenir à la question…
La concentration et le fait de revenir à son objet à un triple effet. Esprit plus tranquille, conscience accrue de soi .chaque fois qu’on se re-concentre l’attention n’est pas uniquement porté sur la question ou le souffle mais sur l’instant présent. Cet effet permet de se sentir vivant et présent, entrain de vivre sa vie, son être….questionnement, approfondissement et lucidité ; ce processus empêche l’esprit de s’émousser….si on cherche à détendre l’esprit c’est pour mieux éclaircir ses idées, affûter sa réflexion. Lentement on apprend à porter un regard différent, plus large sur le monde.

La sagesse autre objectif…n’a rien à voir avec le nombre de livre qu’on a lu ou la quantité de connaissances intellectuelles amassée. Il s’agit de …perception. Percevoir ce que les bouddhistes nomment impermanence, insatisfaction, vacuité ou …non-soi…lorsqu’on a un problème on se dît qu’on en sortira jamais et ça rend très anxieux….comment supporter les drames autours de soi ?rien ne dure bien longtemps, ni les sensations, ni les pensées, ni même le monde autours de nous..Lorsqu’on accepte cette idée on ouvre la porte à un éventail de possibilités pour soi et les autres. Combien de fois ne s’entend-on répéter : -c’est toujours comme ça avec toi…dés qu’un disciple du zen entends dire toujours…il s’interroge ; « est ce vrai ou même possible ? »
LACHER PRISE

Grâce a une certaine sagesse née de la reconnaissance de l’impermanence, on se rend compte que ses amours, ses amis, sa famille, ses biens, son emploi sa maison ….etc….ne sont là que pour très peu de temps et ne pourrons nous apporter un bonheur durable -même si on se laisse tenter à espérer le contraire. On se donne du mal à obtenir certaines choses voiture… emploi, changer de partenaire….combien de temps faudra-t-il avant que la frustration ne réapparaisse ?comprendre cela permet de ménager ses efforts, d’apprécier davantage ce qui est et de s’en satisfaire.
TOUT EST SOURCE D’EVEIL
Le dernier aspect de la sagesse est de comprendre la vacuité et le non-moi. Le zen n’est pas une doctrine qui prétend que tout est vide ou que nous n’existons pas. Au contraire, il suggère que nous n’existons pas de manière indépendante mais en lien avec notre environnement….gênes familiaux, culture…etc…il existe donc un soi absolu et un soi relatif. Nous sommes tant de chose…père mère, frère sœur, fille fils, amies, clients…tant de sentiments et d’humeurs. Prendre conscience de la vacuité, c’est prendre conscience que rien n’existe séparément et …qu’il n’y a rien à saisir. Quand nous respirons, le monde entre par nos narines notre bouche et nos pores. L’enseignement de la vacuité (attention de ne pas tomber dans le nihilisme) nous rappel que les êtres et les choses ne sont pas un bloc figé et qu’ils ne sont pas non plus si distinct (indépendants) qu’on le pense .le Maître Dogen (maître zen jap du 12eme fonde l’école joto) résume ainsi :
La voie du bouddha
C’est se connaître soi-même
Se connaître soi-même
C’est s’oublier soi-même
S’oublier soi-même
C’est être éveillé à toute chose

Chacun a ses raisons d’aller vers la pratique du zen…un ami, une rencontre, un livre, la quête d’une certaine spiritualité…au début lorsqu’on s’assoit pour méditer, l’esprit tranquille et lucide, on a l’impression de rentrer chez soi. On éprouve un bien-être simple. Et…petit à petit on se rend compte à la fois du chemin à parcourir et en même temps de l’accroissement de son potentiel. Lorsque je regarde le chemin parcouru par mon maître, au début il y a quelques années je rejetais son attitude, la simplicité de son discours, le développement du temple….et je me suis rendu compte petit à petit que c’est juste qu’il voulait rester à la portée de tout le monde, qu’il avait foi en son action. C’est porté par la foi qu’il a lui-même développé qu’il a bâtit son enseignement , et qu’il sait qu’en chacun de nous il y a le potentiel de bouddha. C’est à nous d’avoir foi en nous même. le zen est donc aussi la croyance en nous-même…il faut juste un peu de courage …qui d’ailleurs va se développer avec la pratique…le courage des bonnes habitudes et de chasser les mauvaises

Histoire de la grenouille et du scorpion ?
Un scorpion demande à une grenouille de lui faire traverser la rivière. La grenouille se méfie mais elle se dit qu’il ne va pas les faire couler tous les 2…elle accepte de le prendre sur son dos…
A mi parcours de la rivière le scorpion pique la grenouille, elle demande avant de se noyer pourquoi ?je n’ai pas pu m’en empêcher !c’est ma nature ! Répond-t-il.
Combien de fois n’a –t-on agit ainsi sachant que cette chose ou cette action n’est pas bonne pour nous par habitude….sachant qu’on va se faire du mal…
Même chose avec l’Histoire du singe a qui on avait mis pour l’attraper des sucreries dans la noix de coco fixée à un arbre. Il met la main dans la noix et ne lâche pas…il suffit de lâcher pour se libérer. Nous avons du mal aussi a lâcher ce qui nos séduit même si ça peut nous faire du mal.

Si dans le langage courant le doute signifie hésitation dans le zen ça signifie questionnement pour le dépasser. La foi (en soi) en sa pratique pour s’encrer, le doute, le questionnement pour s’ouvrir et avancer. Ce n’est pas une recherche intellectuelle mais d’une quête qui va prendre en compte tout notre être .le zen encourage à garder son esprit novice. Ne pas mettre des réponses mais des questions »qu’est ce que c’est » …pour entretenir la flamme.

EN CORÉE la pratique intègre généralement la pratique du koan « qu’est ce que c’est ? »
Suite a la conversation du patriarche huineng (700) avec un novice huai-jang

Huaijang vient saluer le maître
Ce dernier lui demande d’où viens tu,
Je viens du mont sung. Répond Huaijang.
Qu’est-ce que c’est ? Et comment est ce arrivé là ? demande le vieux maître,
Ne sachant que répondre le jeune se retira et bien des années plus tard il comprit et se rendit chez le maître .le patriarche lui demanda : qu’est ce que c’est ?
Huaijang répondit : le propos n’est pas tant de le dire que d’étudier la question…

Il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas d’une quête intellectuelle. Il n’est pas question de raisonner mais de se fondre avec l’interrogation. C’est la question pour la question sans condition …sans chercher la réponse. Le but est de développer une sensation. Une ouverture une clarté de l’esprit pour le reste de nos actions. On se détache du besoin de connaissance et de sécurité .nul endroit ou se poser. Il ne s’agit toutefois pas de répéter la question comme un mantra. Peu importe le nombre de fois qu’elle est posée. ce n’est pas une formule sacrée. L’important est de maintenir le questionnement, d’avoir l’impression qu’il est sans cesse renouvelé. On peut au début relier la question à la respi. Lorsque la question est installée on peut se contenter de la poser de temps à autre….cette sensation n’a rien d’intellectuel. c’est juste le sentiment de ne pas savoir.
La pratique du zen en Corée est moins ascétique qu’au japon mais n’en reste pas moins assez difficile pour un occidental. Levé 4h « révérences au tchukpi (cloche en chine et japon)
Méditation 30mns.marche méditative 15mns ; petit dej. Tache manuelle ou repos.10h30 meditation.marche.40mns.meditation.marche.dejeuner.meditation marche. Méditation marche. Méditation ; dîner. Discours du maître. Marche. 3 révérences. Méditation. Dodo. Le maître allume l’encens et une bougie et verse l’eau dans un bol. L’encens symbolise l’altruisme car il diffuse son parfum pour les autres en se consumant. La bougie symbolise la lumière et la sagesse. L’eau figure la pureté et la souplesse car elle s’adapte à tous les milieux.
Si on prend conscience que la vie est par essence impermanente, on réalise que la vie et la mort ne sont pas séparées. Mourir est alors retourné à l’essence de nous même. Et vivre est la beauté d’une fleur de lotus. L’être humain crée ses propres illusions qui deviennent ses douleurs ou ses paradis artificiels. Si l’esprit est en paix, il n’y a plus de souffrance, plus d’anxiété, plus de colère plus de jalousie ni de peur. Observation-concentration est l’attitude qui permet à l’homme de s’affranchir des obstacles qu’il érige lui –même croyant se protéger.
1er attentif à la bonne position qui permet de bien respirer et poser son mental.
2eme –ne pas s’attacher aux pensées qui nous traversent
3eme –détruire son ego réaliser qu’il n’a pas de forme physique, ce qui le rend insaisissable…alors pourquoi et comment s’y attacher ?
4eme- observer les souillures et les problèmes pour en faire des objets de questions qui deviendront une force.
POURQUOI LA MEDITATION ?
On constate que beaucoup de gens souffrent uniquement parce qu’il comparent leur vie à des modèles idéalisés. Amalgames de pleins d’informations formelles ou informelles ; depuis la petite enfance par nos parents qui « voulaient certaines choses »pour notre bien, puis l’école qui nous oriente vers tel ou tel voie, puis les médias, l’entourage.. ;etc…
S’arrêter un instant pour faire un point sur la propre image de sa vie….voir à quoi nous avons consacré tant d’énergie. Que dit votre cœur, votre moi profond ?lorsque la vie ne répond pas à vos attentes, vous souffrez et vous culpabilisez…on voudrait plus de temps avec les enfants ou plus d’argent ou un conjoint plus aimant ou des kilos en moins …la liste est infinie…les grands courants de méditation délivrent un message plus humain : la vie idéale sur terre est un mythe…les grands changements de nos vies, de notre société ont un prix émotionnel très fort.
-anxiété et stress.
Relaxer votre mental et votre corps réduit le stress.
-fragmentation
on est coupé en morceau entre déplacement du boulot, délocalisation, éloignement familial…la méditation permet d’établir un lien spirituel entre les différents éléments qui nous composent.
-solitude et isolement : grâce à la méditation chaque moment ensemble sont de plus grande qualité.
-dépression :
Dans un pays recordman de la consommation de tranquillisants plusieurs millions de personnes avalent quotidiennement des médicaments pour ne pas souffrir de la vie moderne. la méditation fait la connexion avec votre moi profond et ouvre les portes d’un bien-être naturel.
Les maladies liées au stress :
L’industrie pharmaceutique masque les douleurs plus qu’elle ne les résout. Surtout lorsque c’est lié au stress, à la peur et à la désorientation ;
3 solutions très en vogue qui ne marchent pas :
-le fondamentalisme (réponse simples aux problèmes complexes, nos politiciens s’y engluent) le monde y est divisé en deux. C’est blanc ou c’est noir, c’est bon ou mauvais, c’est nous ou les autre…on ne fait qu’attiser les conflits et le stress.
Les divertissements (entertainment !) les romains avaient compris …du pain et des jeux….je passe un bon moment mais si je ne réfléchi plus a ce que je suis et veux vraiment je ne suis plus…
-le consumérisme….j’ai donc je suis…les factures tombent impitoyables chaque fin de mois. je paie ma nouvelle carte de crédit avec une nouvelle carte de crédit…

Méditer c’est avoir un champ de conscience plus profond
Améliorer ses performances
Se sentir plus ancré et équilibré
Développer l’estime de soi
Détendre le corps et apaiser l’esprit

Questions diverses :
Je ne peux pas m’asseoir en tailleur, puis je méditer ?
Oui. Toutes les positions de l’homme actif sont bonnes. Allongé, assis, debout, en marchant, en mouvement (tai-chi, chikong…)

Je suis gêné et très agité lorsque je m’assoie pour respirer sans bouger ?

Bienvenue dans le monde de la méditation et de l’acceptation de soi. la posture est le bâton ou est attaché un singe joueur qu’est votre esprit….fixé votre attention sur quelque chose que vous aimé en vous concentrant dessus pour une période qui sera progressive….puis sur votre respi et petit à petit vous dompterez ce petit singe…
Je m’endors lorsque je médite ?
Vous avez relâché votre attention sur l’objet de la méditation. Allez marcher un peu. Passer de l’eau sur votre visage. Mais si vous vous êtes assoupi c’est que votre mental s’est relâché, c’est donc un moindre mal …

Faut il que je renonce à mes convictions religieuses ou philosophiques pour méditer ?

Certainement pas. Il y a des contemplatifs dans toutes les religions et la méditation n’est de toute façon qu’une pause dans une vie surchargée. Ce que vous découvrez n’est pas le zen, le soufisme ou la méditation transcendantale mais vous-en entier, avec vos croyances, vos attaches et vos traits de caractère !

Que dois-je faire si mon entourage n’encourage pas ma pratique ?

Ayez une discussion sereine avec eux qu’il comprenne que ce n’est pas une secte mais un moyen d’être encore plus disponible pour eux. Négociez un peu de temps pour leur montrer que vous êtes plus serein, moins stressé en rentrant et leur résistance disparaîtra peu à peu

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 5 – Le retour à la vie dans le monde

Posté le mai 23, 2020

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 5 – Le retour à la vie dans le monde

1- Vivre avec les gens

Lorsque le bouddhisme fut introduit en Corée, l’accent était mis sur son côté formel et sur les cérémonies rituelles. Tous les moines observaient strictement les règles et les préceptes monastiques. Wonhyo, cependant, cherchait à se libérer de cette approche basée sur des règles s’appuyant sur des contraintes extérieures. Wonhyo ne se sentait pas tenu par ces règles monastiques que ses compagnons moines observaient rigoureusement, Il mangeait de la viande avec les brigands et buvait du vin avec les filles de rues. Beaucoup de moines et de laïcs condamnaient ses actions comme immorales. Lorsque ses compagnons moines lui conseillaient d’observer les préceptes, Wonhyo leur répondait :

« Il est difficile de déterminer si une action est bonne ou si elle devient une faute. Certaines actions apparaissent comme vertueuses, alors que l’intention qui se trouve derrière est mauvaise. Au contraire, une action peut sembler déshonorante et avoir en certains cas une intention pure et innocente. Qu’une chose soit bonne ou mauvaise dépend seulement de l’esprit.»

Les paroles et les actes de Wonhyo étaient souvent bizarres et difficiles à comprendre pour ses compagnons moines. Parfois il demeurait à l’intérieur du Temple et s’adonnait à la pratique, sans manger ni dormir. Parfois il passait la journée dans les rues, en compagnie des mendiants. Il était donc normal que Wonhyo soit critiqué par l’institution bouddhiste de l’époque, préoccupée par la fidélité aux règles, et qui jugeait qu’un moine doit à tout instant garder sa dignité. Wonhyo croyait que la lecture des sutras et la tenue de cérémonies à l’intérieur des murs du temple n’etaient pas la seule façon de mettre les enseignements de Bouddha en pratique. Vivre avec des êtres doués de sensations. dans le monde extérieur, partager leurs souffrances et leurs joies et leur transmettre directement les enseignements de Bouddha, c’était là, à son sens, la Vraie façon d’être fidèle à la volonté de Bouddha. Cependant peu de gens comprenaient son désir sincère de semer les graines du bouddhisme dans les milieux les plus bas et les moins compris de la société. Wonhyo quitta cette vie et alla visiter tous les coins du pays pour propager les enseignements du bouddhisme d’une manière qui pouvait être facilement comprise par tous. Conversant avec des personnes de rang royal, des aristocrates mais aussi avec d’humbles mendiants et des enfants difficiles. il répandait le bouddhisme au loin et au large. Grâce aux efforts de Wonhyo, tous et chacun dans le royaume de Silla en vinrent à adopter le bouddhisme. L’une des raisons expliquant ce succès populaire, était la nouvelle doctrine de la « Terre Pure ». Selon cette doctrine de la Terre Pure, les pratiquants devaient chanter « Namu Amitabul » (louanges au Bouddha Amitabha) afin de pouvoir renaître au paradis (nirvana) après la mort. C’était un enseignement simple mais plein de compassion que les gens ordinaires trouvaient attirant et facile à comprendre. Il était, en fin de compte, bien plus efficace qu’une théorie académique et absconse. Réciter le nom de Bouddha a pour effet d’apaiser l’esprit. En d’autres termes, en récitant le mantra, ou le nom de Bouddha, l’esprit se trouve purifié et recentré et maintient ainsi un état continu de tranquillité. Les enseignements du maître Wonhyo concernant la Terre Pure se répandirent très largement dans tout le peuple de Silla, et tous, les nobles comme les gens d’humble origine, se mirent à réciter le nom de Bouddha Amitabha.

2. Rencontre avec la princesse Yosok

Wonhyo enseignait que le véritable but du bouddhisme était de sauver de la souffrance les êtres vivants doués de sensations. En ce temps-là, le bouddhisme n’était connu que de l’aristocratie et des classes supérieures. Wonhyo commença à tenir des réunions de Dharma, pour des groupes de citoyens ordinaires, dans le but d’enseigner le bouddhisme au plus grand nombre possible de gens. Des gens de plus en plus nombreux se rassemblaient pour écouter les discours de Wonhyo sur le Dharma et sa réputation grandissait. Il devint bientôt très connu à traverstout le pays.
Un jour, une belle princesse assista à l’une de ces réunions de dharma, et fut fortement impressionnée par les paroles de Wonhyo. C’était la princesse Yosok, deuxième fille du roi Muyol (règne : 654-661). Elle était agréable et avait un bon caractère. Quand elle était enfant, on l’appelait Ayuta et beaucoup de hwarangs l’admiraient. Son mari était aussi un hwarang du nom de Kojin. Il mourut au cours de la guerre contre Paekche. Après avoir écouté les enseignements de Wonhyo, son esprit en fut profondément troublé.

« Bouddha a atteint l’illumination dans le but d’enlever les souffrances du peuple et de leur donner le bonheur. C’est ce qu’on appelle la compassion de Bouddha. Tel est le fondement de l’esprit de Bouddha, D’aimer de façon égale tous les humains. »


Au cours des jours qui suivirent, les paroles du maître Wonhyo restèrent dans l’esprit de la princesse. Puis elle tomba malade d’amour. Apprenant qu’elle était malade, le roi fit appeler un docteur célèbre. Mais celui-ci ne trouva pas la cause de cette maladie. Un jour la princesse confia à l’une de ses servantes :

« J’aimerais bien revoir encore le maître, ne serait-ce qu’une seule fois »
La servante réfléchit un long moment et répondit :
‘Votre Majesté, envoyez un message que vous désirez assister à la réunion du maître, et tenez l’assemblée dans le palais. »

La famille royale et l’aristocratie étaient de fervents bouddhistes et invitaient souvent dans leurs maisons des enseignants bouddhistes de renom. Wonhyo qui enseignait sans se soucier du rang social des gens, accepta volontiers l’invitation. Il alla au palais royal dans une voiture à chevaux. A son arrivée, il adressa le discours suivant :

 » Tout le monde possède la nature de Bouddha. Quiconque éveille son esprit à étudier et à pratiquer les enseignements de Bouddha, et avance sur le sentier, il ou elle est un Bodhisattva*. Pour devenir un Bodhisattva vous devez lutter pour échapper à la chaîne des illusions et partager ce que vous avez librement gagné avec tous les êtres doués de sensations. Si vous pratiquez cela de façon constante, vous atteindrez la bouddhéité « 

Comme il s’apprêtait, après la réunion, à retourner au temple de Punhwangsa, une servante s’approcha et s’adressa à lui avec un grand respect :

« Maître, la princesse aimerait vous servir un thé précieux et rare en provenance de l’étranger. »

On conduisit Wonhyo auprès de la princesse. La pièce était toute remplie du parfum du thé. La princesse le servit personnellement et il but. À la fin, la princesse ne put pas contrôler son émotion et s’écria:

 » Maitre, je n’ai pas pu tenir mes pensées loin de vous. Depuis quelque temps j’ai espéré votre présence au point de me rendre malade. Si vous ne me sauvez pas, j’en mourrai certainement. »
Wonhyo embarrassé répondit:
 » Majesté, je ne saisis pas vos paroles. Je suis un moine, et tout amour charnel m’est interdit. Je dois observer les préceptes bouddhiques. « 
« Mais, Maître, vos préceptes ne vous interdisent-ils pas de me laisser
mourir ? »

Wonhyo ferma les yeux et réfléchit un long moment, et puis parla à nouveau:

« Majesté, le Sutra Brahama Net déclare qu’ôter la vie intentionnellement est
une faute grave et que laisser quelqu’un mourir est aussi une grande faute. Si c’est là votre désir sincère, il vous faut d’abord obtenir la permission du roi. « 

Wonhyo quitta le palais rapidement, et pendant les jours qui suivirent, il pria et médita afin de trouver un moyen de sauver la vie de la princesse. Il lui vint à l’esprit que même si un moine est tenu à observer les préceptes, il peut se trouver des situations dans lesquelles il est impossible de suivre les règles à la lettre. Accepter le souhait de la princesse, pensa-t-il, afin de sauver sa vie, était une manière de pratiquer la compassion et c’était donc une faute excusable. Après quelques jours, Wonhyo s’en alla devant le palais du roi et chanta cette chanson :

« Qui me prêtera une hache qui a perdu son manche ?
Je couperai un pied de haricot qui servira de pilier dans le Ciel. »

Wonhyo répéta ces mots sans se lasser, comme un homme fou, et puis, s’en retourna au crépuscule, au temple de Punhwangsa. Pendant plusieurs jours il recommença la même scène. Il venait au palais et s’en retournait le soir. Cette étrange conduite devint un grand sujet de conversation, mais bien peu devinaient le sens véritable des paroles de ce chant. A la fin, le roi Muyol vint pour écouter. Après avoir entendu les paroles, il réfléchit à leur sens et en comprit la signification. Une hache qui a perdu son manche, c’est comme une femme qui a perdu son mari, et un pilier dans les cieux représente un héritier pour le royaume.

« Maître Wonhyo a l’intention d’épouser une princesse et de lui donner un fils plein de sagesse. »

Le roi sourit et songea à sa fille, la princesse Yosok. Il dit à ses officiels de conduire secrètement Wonhyo à la résidence de la princesse. Apprenant l’intention du roi de le trouver, Wonhyo se jeta dans les eaux d’un torrent. Les officiels le ramenèrent, les vêtements encore tout mouillés, dans le palais du roi. Un moment après apparut la princesse vêtue d’une belle robe. Elle s’approcha de Wonhyo et lui versa une coupe de vin. Il la but et la remplit à nouveau pour la princesse. C’est avec ce simple cérémonial que le mariage fut conclu. Les jours qui suivirent passèrent comme dans un rêve. Deux semaines plus tard, Wonhyo arriva au palais de la princesse. Incapable de supporter plus longtemps les scrupules de sa conscience, il prit la ferme résolution de retourner à la voie antérieure.

« Princesse, aujourd’hui, je dois vous quitter. Pratiquez, dans ce palais même, la voie de bodhisattva, comme je vous l’ai enseignée moi-même aux réunions du dharma. Recherchez la nature de Bouddha et accomplissez toutes sortes d’actions vertueuses. Ainsi vous oublierez la peine de notre séparation et deviendrez une bodhisattva. Je dois accomplir ma tâche d’enseigner à beaucoup de gens la vérité de Bouddha et les aider à atteindre l’illumination. « 

Les yeux de la princesse se remplirent de larmes.
« Vous reverrai-je un jour ? « 
« J’espère vous rencontrer à nouveau dans la Terre Pure du bonheur. »
Wonhyo s’inclina, les mains jointes dans l’attitude de la prière, puis il quitta le palais.

Quelques mois plus tard la princesse se trouva enceinte d’un enfant.
« J’ai conçu en moi l’enfant du Maître. Il m’a accordé un autre lien karmique**. » 

3. La princesse Yosok et Seol chong

La princesse Yosok donna naissance à un beau garçon nommé Seol chong qui plus tard allait devenir un érudit distingué. Son rang officiel dans le gouvernement était celui de hallim. Il occupait la place de conseiller du roi et rédigeait les décrets royaux. Il laissa à la postérité le fameux idu d’écriture qui incluait des idéogrammes spéciaux pour intégrer dans les écrits en chinois, la phonétique, la syntaxe ainsi que d’autres caractéristiques de la langue coréenne. Il est reconnu aujourd’hui comme l’un des dix plus grands sages de Silla.
Wonhyo vivait séparé de sa femme et de son fils, mais ce n’était pas avec l’intention de les abandonner qu’il les quitta. Ce n’était pas d’avantage un homme insensible ou irresponsable qui utilisait la pratique du bouddhisme comme une excuse pour éviter les obligations qu’imposent l’affection humaine et les devoirs de ce monde. On rapporte qu’il résidait souvent dans le temple Hyol, là-même où plus tard il entrera dans le nirvana. La demeure de Seol chong était, dit-on, proche de ce temple et il est vraisemblable que les trois membres de la famille de Wonhyo restèrent en contact entre eux.
Lorsque Wonhyo mourut, Solchong mêla les cendres de son père avec de la terre et en modela une petite figurine à la ressemblance de son père. Il plaça cette statue dans le temple de Pumhwangsa. Il s’y rendait régulièrement pour se recueillir avec respect, amour et tristesse. Un jour qu’il s’inclinait devant la statuette de Wonhyo, celle-ci tourna la tête vers lui. C’est là, dit-on, la raison pour laquelle la statue porte, aujourd’hui encore, la tête tournée vers le côté. Jusqu’à l’invention de l’alphabet hangul par le roi Sejong, au 15 me siècle, les Coréens utilisaient, dans leurs écrits, les caractères chinois. Seol chong s’efforça de préserver l’identité nationale de la Corée en insérant des éléments du discours propres à la langue coréenne et en les utilisant personnellement. Dans une discussion entre les trois grands personnages littéraires de Silla (Kangsu, Choi Chiwon et Seol chong), rapportée dans les Chroniques des trois royaumes, le texte fait référence à Seol chong comme celui qui « a lu les Quatre Livres et les Cinq Classiques, et qui a éduqué les générations suivantes dans notre langue originale. » L’esprit de Seol chong est resté vivant après sa mort. Il a atteint son plein développement avec l’invention de l’alphabet coréen (hangul) par le roi Sejong. Le seul exemple qui nous reste des écrits de Seol chong est le récit d’une conversation entre lui-même et le roi Sinmun, intitulé Hwawanggye (un conte moral pour le Roi Fleur)…

…a suivre -dernier épisode : empreinte de Wohnyo hier et aujourd’hui

**Dans le bouddhisme, les relations humaines ne sont pas considérées comme accidentelles, mais comme le résultat d’une connexion inscrite dans le passé. Les relations se forment parce que deux personnes sont destinées à se rencontrer. Ainsi la princesse est heureuse d’avoir été plus intimement liée au Maître par la création d’un Lien karmique plus fort, à travers son fils.

*Le terme Bodhisattva était utilisé par Bouddha dans le canon Pali pour faire référence å lui-même dans ses vies antérieures et aussi à lui-même dans la vie présente, en tant que jeune homme n’ayant pas encore atteint I’illumination totale. Tout au long de ses discours, il reprend ses expériences en tant que jeune aspirant avec la phrase « Quand J’étais un Bodhisattva pas encore illuminé.. » Le terme se réfère donc à un être en marche vers l’illumination, ou en d’autres termes, une personne qui pratique en vue d’arriver à l’illumination totale. Dans le bouddhisme Mahayama de l’Asie orientale, un bodhisattva est un saint qui a déjà atteint un niveau élevé dans l’illumination et qui cherche à utiliser sa sagesse pour aider les êtres doués de sensations à se libérer de la souffrance


Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 4 – Boire l’eau dans un crâne

Posté le mai 12, 2020

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 4 – Boire l’eau dans un crâne

Wonhyo tenta une deuxième fois d’aller étudier en Chine Tang, à l’âge de 44 ans (661), à nouveau en compagnie de Maître Uisang. Pour traverser la mer vers la Chine, ils firent route vers l’ouest. Au moment où ils atteignaient le port de la forteresse Tanghang, la nuit était déjà tombée. Assaillis par un vent violent et une pluie torrentielle, ils furent contraints de passer la nuit dans un abri de rochers. Le lendemain matin, quand ils se réveillèrent, ils virent qu’ils avaient en réalité passé la nuit dans un caveau, la pluie continuait à tomber violemment et ils furent forcés de passer là, une deuxième nuit. Cette nuit-là, Wonhyo ne pouvait dormir, tenu éveillé par des bruits terrifiants et des visions de fantômes.

Ce fut l’occasion opportune pour le grand éveil du jeune maitre. La nuit précédente, il avait pu reposer à son aise, parce qu’il pensait dormir dans un abri sûr. Mais pendant cette deuxième nuit, sachant qu’il se trouvait à l’intérieur d’un caveau, dans une sépulture, il se sentait tout à fait mal à l’aise. Grace à cette expérience, il réalisa que quand survient une pensée tous les dharmas se réveillent, Mais quand la pensée disparait, un abri ou une tombe peuvent être une même chose.

Les trois mondes sont simplement l’esprit.
Tous les phénomènes ne sont que simple perception.
Il n’y a aucun dharma en dehors de l’esprit.
Quoi d’autre y aurait-il à chercher ?
Je n’irai pas en pays Tang.

Wonhyo s’en retourna en Silla, en clamant bien haut cette dernière expérience. Il avait été éveillé à la Grande Vérité, à savoir que le dharma n’existe pas en dehors de l’esprit. La vérité n’est pas quelque chose que l’on peut trouver en dehors de soi-même, mais c’est une prise de conscience intérieure. Wonhyo perçut l’essence de l’esprit qui se trouve dans l’intimité même de chaque être humain. Cette prise de conscience de maitre Wonhyo devint fameuse dans les années qui suivirent et fut reconsidérée dans la version encore plus fameuse ou récit.

Selon le récit, Wonhyo éprouva une soif intense pendant la nuit, et se mit à chercher de l’eau dans l’obscurité. Il réussit à distinguer un objet qui avait l’apparence d’une gourde. Il le prit et vit qu’il y avait de l’eau à l’intérieur. II la goûta. Elle était très douce. Il avala le contenu d’un seul trait, et ayant étanché sa soif, s’endormit profondément jusqu’à l’aube. Le lendemain matin, quand il s’éveilla, il se souvint de ce qui s’était passé et chercha la gourde. Il ne put la trouver nulle part. Il aperçut seulement des crânes humains qui jonchaient le sol.

La gourde était donc un de ces crânes, et l’eau au goût sucré, était de l’eau de pluie qui s’était accumulée à l’intérieur. Il examina I’ intérieur de l’un de ces crânes et s’aperçut que dans l’eau grouillaient des asticots vivants. La prise de conscience profonde qui fut la sienne à travers cette expérience lui remit à l’esprit une lecture dharma qu’il avait lue dans le texte : « L’Éveil à la foi ».

Lorsque se lève une pensée, se lèvent toutes sortes d’esprits différents
Quand disparaît une pensée, tous ces esprits divers disparaissent
Comme dit le Tathagata, les Trois Mondes sont illusion
Tout n’est que simple fabrication de l’esprit.

Wonhyo comprit que chaque image et phénomène arrive comme résultat d’un jugement à l’intérieur de l’esprit et n’est rien d’autre que cela. Il se tourna vers Uisang et lui dit :

– M’avez-vous vu souffrir de la soif, la nuit dernière ?
– Je vous ai vu en grande souffrance, buvant l’eau d’un bol, »
– Quand je me suis réveillé, ce matin, j’ai vu que ce n’était pas de l’eau propre que j’avais bue, mais de l’eau de pluie croupie qui s’était accumulée dans un crâne humain. Quand je l’ai bue, c’était vraiment rafraîchissant, et après cela j’ai dormi tout à fait satisfait. Après ma découverte, ce matin, j’ai vomi et je me suis senti très mal. La saleté ou la propreté d’un objet ne réside pas dans l’objet lui-même, mais dépend plutôt du jugement à l’intérieur de notre esprit. Maintenant, je comprends donc que toute chose est création de l’esprit. Je ne peux pas contenir ma joie d’avoir compris cette vérité, ni mon envie de danser et de chanter.

Ayant compris à travers cette expérience le principe de l’Esprit-Un (l’essence de certains enchaînements de sonmudo), il n’y plus de raison de continuer ce voyage vers la Chine pour chercher le dharma. En un instant, il avait atteint l’illumination et il exprima ses états d’âme en ces termes.
Quand un esprit s’éveille, beaucoup de sortes de dharmas arrivent à l’existence. Quand un esprit se retire, un sanctuaire ou un cimetière sont la même chose.

Les Trois Mondes sont simplement l’esprit.
Et tous les phénomènes sont basés sur la conscience.
Puisqu’il n’y a que l’esprit, qu’y a-t-il d’autre à rechercher ?
Ici l’esprit se rapporte aux contraintes du karma ou à l’esprit discriminatoire. Comme les jugements se produisent, le dharma existe comme un moyen d’éradiquer de tels jugements. Et donc, lorsque toutes les entraves du karma, ou jugements de l’esprit, sont purifiées et éradiquées, alors, il n’y a plus de distinction entre le calme et la colère.

Uisang continua son voyage vers le pays Tang. Il traversa la mer, selon son intention première. Il étudia sous le maitre Dharma Zhiyan (602-668), pendant dix ans, dans le temple Zhixiangsi sur le mont Zhongnan. Puis il retourna en Silla et propagea largement le bouddhisme de la Fleur Ornement. En 676, par privilège royal, il construisit le temple de Pusoksa et y enseigna de nombreux disciples.

A son retour au royaume de Silla, Wonhyo resta quelques jours au temple Ponhwongsa, s’adonnant à l’étude et à la pratique. Il utilisa son expérience de prise de conscience comme base de ses écrits. Wonhyo composa des commentaires des écritures bouddhiques et des ouvrages célèbres comme Kumgeng Sammaegpong Non (Exposé sur le Sutra Vajrasamadhi) qui plus tard a servi de guide à de très nombreux érudits et pratiquants à travers toute l’Asie orientale. Il quitta plus tard l’enceinte du temple pour aller vivre au milieu des gens. Il leur donnera un grand espoir, parfois par ses paroles, parfois par ses danses et ses chants. Ses méthodes de propagation du bouddhisme restaient souvent peu conventionnelles. Il pouvait agir ainsi du fait qu’il n’appartenait à aucune école particulière. Wonhyo fut donc un vrai pionnier du bouddhisme pour les gens ordinaires, Il pensait que le bouddhisme n’était pas l’apanage des élites ou des intellectuels et qu’il ne devait pas être conçu comme un outil pour renforcer le pouvoir tyrannique, ce qui en faisait une religion basée sur le formalisme ou une religion pour la noblesse. Bouddhiste Lui-même, il sentait qu’il était nécessaire d’aller au-delà du bouddhisme. C’est pour cela que beaucoup considèrent Wonhyo comme le maitre du muae (non-contrainte), un homme qui était véritablement libre en tout.

A suivre…vivre avec les gens et la rencontre de la princesse Yosok

Ancrage ?

Posté le mai 9, 2020

Ancrage ?

On souffre de ce confinement, de cette distanciation, de ce besoin inassouvis d être avec l’autre. De trop d’heure sur les écrans. De pas d’outils pour s occuper de soi. Aider les autres du mieux qu on peut use aussi votre énergie et votre ancrage.

C’est un état-de-l’esprit engendré par l’État du corps et de l ‘énergie qui l’anime. Être ancré, c’est être connecté à la terre.Et être connecté à la terre c est être en soi. C’est se sentir relié. C’est sentir cette connexion profonde qui existe entre nous et la terre, et être dans l’acceptation du moment présent.
Être ancré, en gros, c’est aussi sortir de ses pensées et prendre conscience de son corps dans son intégralité. C’est donc accepter pleinement son corps tel qu’il est et en prendre soin.

C’est habiter complètement ce corps qui est le nôtre et accepter de vivre notre vie ici, maintenant, sur cette terre.

Un synonyme de s’ancrer est s’enraciner. S’ancrer, c’est s’enraciner dans le sol, dans la terre, dans le réel, dans la matière, dans le présent, dans l’ici et maintenant…peu importe les noms que vous utilisez.Les technique de l’ancrage vont vous permettre de vous enraciner bien profondément dans le sol, ce qui vous permettra ainsi de ne pas vous faire emporter, chahuter, chavirer… au premier « petit coup de vent « qui se présente. Et il y en a déjà eu de sacrés !

Comment ? Les activités sportives car elles font travailler le corps, élément essentiel de l’ancrage : marche, course , arts martiaux
ici kikong martial :

Les amis, l’amour, le rire.

Les activités de méditation

La marche en conscience et toutes activités effectuées en pleine conscience.
Les activités artistiques et corporelles : musique, danse, yoga, Taï chi,

Qi qong facile

Qi gong plus avancé

Toute activité qui prend soin du corps : yoga, massage, relaxation, étirements , cuisine saine…

Mais aussi et surtout tout ce qui permet un contact avec la nature : balade en forêt, à la campagne, en montagne, jardinage, se baigner dans la mer, en rivière…etc….
Prenez soi de vous . C est bien pour vous bien sûr et pour les autres !

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 3 – Le désir d’étudier

Posté le mai 5, 2020

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 3 – Le désir d’étudier
Busoksa

Wonhyo et son ami Uisang

Wonhyo avait un compagnon spirituel en la personne d’Uisang (625-702). Ils étaient très différents de par leurs origines familiales, leur personnalité, leur façon de pratiquer, ainsi que sur des points considérés comme importants. Cependant chacun d’eux tenait la personnalité et l’érudition de l’autre en haute estime.

Il y a beaucoup d’épisodes dans lesquelles Wonhyo et Uisang apparaissent ensemble. La phrase « Ainsi parlait maître Wonhyo… » apparaît continuellement dans les récits de leurs ferventes études sur le bouddhisme de « la Fleur Ornement »*, et les disciples de Uisang citent fréquemment les paroles de Wonhyo. Lorsque Maitre Uisang fonda le temple de Naksansa on raconte que Wonhyo, peu après, s’y rendit en visite pour y offrir ses prières.

Né dans une famille noble en 625, Maître Uisang renonça à ce monde à l’âge de 19 ans. Il se retira dans le temple de Hwangboksa, à Kyongju, capitale de Silla. En 661, Uisang se rendit en Chine Tang, en quête d’une éducation plus large pendant plus de 10 ans. A son retour, Après avoir construit le temple Pusoksa, Maître Uisang commença à propager le nouveau bouddhisme de la Fleur Ornement (Hwaom, en coréen, Hua-yen, en chinois, Kegon, en japonais), qui engage à mettre les enseignements en pratique plutôt que de s’arrêter à la seule connaissance. Alors que sa philosophie était basée sur le bouddhisme de la Fleur Ornement, Uisang adopta aussi le bouddhisme Avalokitesvara (Kwanum)** ainsi que les doctrines de la Terre pure (surtout sutra 나무아미타불 Namu Amita Bul)***. Dans une société basée sur un système rigide de castes, Uisang mettait l’accent sur l’égalité des êtres humains, et fit tout ce qu’il put pour alléger les souffrances des gens. Lorsque le roi Munmu (règne : 661~-681) offrit de le récompenser en lui donnant des terres et des serviteurs, Uisang refusa poliment, insistant que tous les hommes sont égaux face au dharma et qu’un adepte de Bouddha ne peut pas avoir des serviteurs. L’influence d’Uisang s’étendit bien au-delà de la communauté bouddhiste jusque dans tous les secteurs de la société.

Dans son ouvrage Hwaom Ilsung Popgyedo (diagramme du royaume du dharma du véhicule unifié du bouddhisme de la Fleur Ornement), Uisang a distille l’essence de l’enseignement du bouddhisme de la Fleur Ornement, qu’il enseignait et qu’il mettait en pratique. Il mourut à l’âge de 78 ans, (ce qui est rare pour l’époque) en 702. Cependant, ses dix disciples les plus fervents s’efforcèrent, par la suite, de propager les enseignements du maître. Uisang devint ainsi le fondateur posthume de l’école coréenne du bouddhisme de la Fleur Ornement. Même si Uisang ne s’est pas rendu au Japon, il souleva une adhésion considérable parmi les Bouddhistes japonais. En 1219, fut réalisée une peinture à plusieurs volets, appelée kegon emaki (actuellement à Kozan-ji, à Kyoto). Elle documente les aventures d’Uisang lors de son voyage vers la Chine.

Wonhyo, quant à lui, a eu de nombreux disciples distingués, mais il organisait ses adeptes de manière différente de celle d’Uisang. Au lieu de propager le dharma grâce à une congrégation bien organisée, Wonhyo choisit de s’investir directement auprès du public. Afin de semer les germes du bouddhisme dans les cœurs des gens, il visita d’innombrables hameaux et villages à travers tout le pays. A l’inverse, Uisang restait dans sa demeure, au mont Taebaek et concentrait ses efforts à la formation de ses disciples. Wonhyo montra son intérêt pour d’autres sciences ou encore pour les sciences médicales. Uisang, quant à lui, ne s’aventura jamais en dehors du bouddhisme. Il maintenait l’apparence d’un pratiquant strict, alors que Wonhyo parcourait les rues comme les gens ordinaires. Malgré leurs origines et leur approche de la vie très différentes, Wonhyo et Uisang avaient pratiquement le même désir de suivre le sentier spirituel et d’illuminer les esprits des gens du dharma de Bouddha. Ces deux hommes
Représentent des archétypes contrastés des pionniers intellectuels de l’ancienne Corée. L’un dédia sa vie entière aux études sérieuses, l’autre s’intéressa au monde de tous les jours et pratiqua la « Grande Compassion ». Tous deux, cependant, étaient engagés dans un effort continu pour ouvrir les portes de l’esprit des hommes.

*L’Avataṃsaka sutra, le Sutra de l’ornementation fleurie ou Soutra occupe une place très importante dans le bouddhisme mahayana. Très long, il décrit le cheminement vers l’illumination.

**Bodhisatva (Posal en coréen) est un mot sanscrit qui signifie « un être illuminé » il se dit de quelqu’un qui a atteint un stade avancé dans l’illumination, mais qui a remis à plus tard son entrée dans le nirvana éternel dans le but de guider les autres vers le salut.

Avalokitesvara (Kwanum en coréen) est le bodhisattva de la compassion et le plus largement vénéré parmi tous les bodhisattvas. On dit qu’il possède mille bras et mille yeux afin de voir tous ceux qui l’appellent à leur aide pour les sauver du désastre.

*** La Terre Pure est une école de bouddhisme qui met l’accent sur le Bouddha Amitabha que l’on pense présider sur la Terre Pure. Ses adeptes croient que chanter dans cette vie le nom d’Amitabha Bouddha, les conduira à la renaissance dans la Terre Pure, ou, en d’autres termes, leur permettra d’échapper à la samsara, cycle sans fin de naissances et de morts. La simplicité de cette forme de pratique a largement contribué à sa popularité dans toute l’Asie Orientale.

…à suivre… boire l’eau dans un crâne …🤗

Épisode 1

Épisode 2

Wonhyo (essence et histoire de l ‘origine du sonmudo) – Épisode 2

Posté le mai 4, 2020

Avez vous lu la première partie ?

Wohnyo naquit dans la nature sous un arbre. Juste à cet instant, cinq nuages de couleurs brillantes et contrastées enveloppèrent l’abri provisoire où maman accouchait. Les nuées se propagèrent bientôt dans la vallée toute entière et très vite après, on put entendre le cri du nouveau-né. On donna à l’enfant le nom de Sodang* puis wohnyo qui signifie « la levée du jour « .

Ce récit contient des éléments communs avec celui de la naissance de Bouddha Shakyamuni. Selon ce dernier récit, la reine Maya accoucha près du petit bois de Lumbini, sous l’ombrage de l’arbre ashoka (un sal tree). On raconte qu’à cette occasion, un rayon de soleil hospitalier venu tout droit du ciel, vint se poser sur l’enfant nouveau-né. Wonhyo, lui aussi, a vu le jour sous un châtaignier (appelé aussi sal tree) et sa naissance fut entourée d’un présage similaire… Sodang fut un enfant doué, décrit comme un prodige qui était capable de « Déduire dix choses après s’être penché sur une seule ». Comme c’était aussi un cavalier et un lanceur de javelot talentueux, il devint membre des Hwarangs (litt. fleur de la jeunesse), un groupe de jeunes soldats d’élite qui se soumettaient à des exercices rigoureux tant pour leurs corps que pour leurs esprits. Après s’être engagé dans la voie spirituelle, il prit le nom de « Wonhyo » et transformera sa maison en un monastère qu’il appela chogae. Plus tard, il y construisit un temple.

On ne sait pas exactement pourquoi il décida de quitter le monde à l’âge de 15 ans, alors qu’il était encore au service des hwarangs, ni au bout de combien de temps il prit sa décision. Un des récits dit qu’il fut le témoin de la mort d’un compagnon hwarang, pendant une bataille. Il se rendit compte ainsi de la brièveté de la vie humaine et se mit en quête de la réalité au-delà de la mort. Wonhyo appartenait à un milieu assez humble dans la société coréenne de Silla, et ses chances de promotion vers des postes de rang élevé au sein du gouvernement, restaient très faibles. Certains pourraient penser que le bouddhisme offrait aux membres du kolpum (classement de cadre coréen), l’opportunité de s’élever dans la société, en dépassant les limites imposées par le système hiérarchique. Cependant, vouloir expliquer la quête de Wonhyo dans la Voie, simplement comme un moyen d’ascension sociale, serait une interprétation très superficielle. Pour ceux qui sont entièrement donnés à la Voie spirituelle, succès et renommée de ce monde ne sont pas des objectifs en soi. Pour suivre la Voie, on doit mettre au-dessus de tout une vie vertueuse et dans ce contexte-là, les distinctions entre les personnes basées sur des questions de temps, de lieu et de rang social sont sans signification. Wonhyo écrivit un guide pour les jeunes en quête du spirituel appelé Palsim Suhaengjang (1’Éveil à la foi et à la pratique), qui reste une source d’inspiration et de foi pour tous ceux qui sont novices en bouddhisme. Ces récits étaient empreints de ses propres expériences de la pratique et reflétaient l’état d’esprit de sa jeunesse.

‘Une grotte rocheuse où résonnent les bruits des échos, faites-en le lieu de vos méditations. Que les oies sauvages qui crient dans la solitude deviennent les joyeuses compagnes de votre esprit. Et si vos genoux sont froids et engourdis par de continuelles prostrations, n’ayez pas de désir pour un feu. Et si votre estomac vide vous semble séparé du corps, ne vous mettez pas en quête de nourriture. Avant même de vous en rendre compte, vous aurez déjà cent ans. Alors, pourquoi négligez-vous d’apprendre ? La vie pourrait-elle être assez longue pour que nous la gaspillions et négligions l’étude ? »

Wonhyo

On pense que Wonhyo, homme en quête de spirituel, a reçu l’enseignement de maîtres éminents dans tous les domaines de la pratique. Il est aussi très probable qu’il a étudié sous la houlette de moines illustres tels que Nangji, Podok et Hyegong. Le mot « enseignant » est généralement associé, dans le bouddhisme, au lignage du Dharma et à la transmission continue du maître au disciple. Dans le cas de Wonhyo, il apparaît qu’il n’a eu ni d’enseignant dédié à sa personne, ni de disciples. Et ceci est hautement significatif. Un élève apprend avec un maître et devient à son tour le maître d’un disciple. De la même façon les parents élèvent leurs enfants qui deviennent parents à leur tour, et le cycle continue. La relation entre enseignant et disciple et la transmission continue de la tradition, grâce à cette relation, est une réalité commune à toute vie humaine, qui se reproduit de façon continue, Ne pas avoir de maitre signifie, par conséquent l’éveil à l’illumination par soi-même et d’exister en dehors des lois de cause à effet. Et donc, dire que Wonhyo n’a pas suivi un enseignant, c’est affirmer qu’il fut un être vivant qui a transcendé ce monde et ses lois naturelles…

Épisode 3 – Le désir d’étudier

Wonhyo (essence et histoire de l’origine du sonmudo) – Épisode 1 – Introduction

Posté le mai 3, 2020

Wonhyo (essence et histoire de l’origine du sonmudo) – Épisode 1 – Introduction
Le moine Wonhyo
Le moine Wonhyo

Nous vous proposons une série d’épisodes sur la vie de
WONHYO
Le personnage historique qui a le plus influencé la pratique du sonmudo. À plus d un titre. D’après le livre de Jeong Byeong-Jo Wonhyo est un des plus grands penseurs et commentateurs dans le bouddhisme coréen ; il a contribué à introduire cette religion en Corée. Auteur de nombreux ouvrages, ce moine chercha à unifier les différents courants du bouddhisme et présenta la philosophie de hwajaeng, l’harmonie des disputes.

Date et lieu de naissance : 617 ap. J.-C., Jain-myeon, Gyeongsan, Corée du Sud
Date et lieu de décès : 686 ap. J.-C., Gyeongju, Corée du Sud
Livres : Cultivating Original Enlightenment: Wonhyo’s Exposition of the Vajrasamādhi-sūtra, Ijangui
Enfants : Seol Chong

Épisode 1

Alors que l’humanité progresse, dans ce 21 siecle, vers des niveaux sans précédent de richesse matérielle et de sophistication, les principes moraux, individuels et collectifs, se sont détériorés. Dans la poursuite résolue des avantages et du rationalisme, nous nous trouvons dans un monde ou tout est standardisé et considéré comme marchandise. Dans le monde entier, s’accroissent les inégalités de richesses et les tensions diplomatiques. L’hostilité entre religions et sectes grandit aussi. En ces temps de turbulences, nous nous tournons vers la vie et la philosophie du Maitre Wonhyo.

Le bouddhisme a été transmis à Silla (57 avant J.C. ~935) au début du 6e siècle. Silla a été le dernier des Trois Royaumes anciens de Corée à avoir reçu le nouvel enseignement. Au début, à cause de la complexité de ses doctrines et du caractère insolite de ses coutumes, le bouddhisme a été considéré avec méfiance par la majorité des gens. Pourtant, plusieurs rois consécutifs ont montré un intérêt croissant pour l’étude et la pratique de cette nouvelle religion, et ont encouragé sa propagation comme moyen d’unifier le pays. En conséquence, le bouddhisme s’est implanté dans le ceur des gens. Les premiers pionniers furent Ichadon, Ado, Wongwang et Chajang. Et plus tard, Wonhyo et Uisang qui passent pour avoir posé les fondements solides du bouddhisme en Corée.

Maître Wonhyo (617-686) est considéré comme le plus important de tous. Son influence s’exerça au-delà de la Corée, et on le tient en grande estime dans toute l’Asie orientale. Pendant sa vie, il a analysé dix des questions les plus controversées parmi les sectes bouddhiques de son époque et a tenté une synthèse des différents systèmes de croyance dans ce qu’il a appelé « Le bouddhisme d’un seul véhicule ». A partir de là, la tendance du bouddhisme coréen a été d’aller vers la convergence plutôt que vers la fragmentation. Wonhyo fut un des grands intellectuels de l’histoire, et a accumulé une somme remarquable de connaissances tout au long de sa vie. II a vécu en dehors des frontières de l’autorité et des formalités, choisissant de mener une vie de muae, ou de « non-contrainte » dans un face-à-face avec la réalité. Il tenta de supprimer la distinction entre le profane et le sacré et s’associa en toute liberté avec les gens ordinaires, prenant même part à la musique et à la danse. C’est là une des raisons pour lesquelles il continue à exercer une grande influence et commande un respect comparable aux grands artistes des temps modernes. Dans le portrait de Wonhyo, conservé dans le temple Kouzanji à Kyoto, auJapon, il apparait comme un jeune guerrier fougueux, et non pas, comme on pourrait s’y attendre, à un lettré modeste ou à un moine bouddhiste idéal. On rapporte que « ses actes et ses paroles étaient parfois largement immoraux, en transgressant les normes acceptables ». Malgré son apparence et sa conduite inhabituelles, on peut en déduire que sa vie fut, non pas immorale, dans le sens conventionnel du terme, mais, du moins, qu’il est allé au-delà des frontières établies. Pour cette raison, les récits de sa vie contiennent toujours quelques éléments de surprise. Il fait penser à un être surgi d’un monde futur, peu familier, plutôt qu’à une personne du passé. Wonhyo passe pour avoir écrit 100 ouvrages, totalisant 240 volumes au total.(Certaines sources parlent de 85 ouvrages et de 181 volumes). Bien que les originaux de ces oeuvres et les écrits ne soient pas arrivés jusqu’à nous, les copies de ces ouvrages, gravés sur blocs de bois, existent bien, et nous permettent d’avoir un aperçu exhaustif de sa philosophie. L’oeuvre de Wonhyo représente un sommet dans la tradition du bouddhisme Mahayana de l’Asie Orientale. Elle contient chacune des variantes du bouddhisme indien, qui sont parvenues en Chine, en Corée et au Japon, suivant ainsi le développement du bouddhisme primitif, après le Nirvana du Bouddha Shakyamuni. Après plusieurs siècles, les écoles fondamentales d’enseignement qui se sont développées par la suite, suivant le ministère de Bouddha Shakyamuni, se sont réduites à un petit nombre d’écoles, telles que La Voie-Moyenne, La Conscience-Seule, et La Fleur Ornement. Alors que tous ces thèmes de pensées entraient en Chine par des moyens très divers et tout au long de différentes périodes de temps, des sectes nombreuses et variées se sont formées et les querelles et les rivalités sont devenues choses fréquentes. Wonhyo n’a jamais étudié à l’étranger, cependant, il maîtrisait finalement les différents systèmes des croyances bouddhiques qui prévalaient dans les pays voisins et était capable de s’en approcher avec un certain degré d’objectivité. Finalement, ses propres idées finirent par exercer une profonde influence dans les contrées voisines, en Chine et au Japon. Wonhyo n’a jamais appartenu à une secte particulière, comme on peut le voir dans la façon dont il a mené sa vie.

Dans ses écrits, on sent une tentative de rompre avec le « sujet individuel », un problème clé dans la philosophie moderne.Un penseur qui s’est élevé au-dessus de la simple théorie et qui a mis ses enseignements en pratique, c’est surtout en cela que la vie de Wonhyo peut nous interpeller aujourd’hui. Wonhyo s’est heurté à de nombreuses critiques académiques, tout au long de sa vie. Il reste cependant seul, dans l’histoire deux fois millénaire du bouddhisme coréen, non seulement pour ses enseignements et ses profondes croyances, mais aussi pour la façon remarquable avec laquelle il a vécu. Sa vie a été le témoignage vivant de son enseignement. C’était un grand connaisseur de nombreuses écoles de pensée. Il s’est cependant élevé au-dessus du formalisme sectaire lié à une doctrine particulière. C’est pour cette raison qu’il est reconnu comme le fondateur du « Bouddhisme ‘syncrétique’». L’idéal qu’il poursuivait était une compréhension parfaite et holistique de la réalité et de l’idéal. C’est ainsi qu’il proposa « l’harmonisation des conflits » (Hwajeang), et pratiqua la « non-contrainte » (Muae). Dans le champ très large de ses connaissances, la sophistication de sa logique, dans ses actions et sa façon de vivre, qui ont, au bout du compte, surpassé toutes ses théories, nous trouvons les mérites d’une grande vie qui se doit d’être appréciée dans tous les âges et dans toutes les civilisations.

STAGE EFES Préparation au 1er Dan

Posté le oct. 9, 2019

STAGE EFES Préparation au 1er Dan

souriez à la vie

Posté le janv. 10, 2019

souriez à la vie

Lorsque vous vous sentez un peu triste, un peu fâché ou qu’un truc ne s’est pas passé comme prévu , pensez qu’ il y a pleins d’énergie en vous qui dort. Ou que vous n’utilisez pas . Vous avez plus de ressource en vous que vous ne l’imaginez . L’amorce d’un simple sourire peut commencer à changer votre journée. puis quelques belles respirations ou vous connectez votre sourire , votre coeur et votre corps . L’énergie recommence déjà à circuler.
Certes rien n ‘est jamais acquis ni parfait mais que veut dire parfait . Ce n’est pas un but en soi .
De temps en temps faites une pose pour prendre conscience de votre potentiel et le mettre en valeur.faites circuler votre énergie avec des exercices simples .
Et souriez à la vie qui comme un miroir vous renverra vos sourires

 #sonmudo
PS:15181493_10208162061158429_1226070252595861307_nOn peut partager quelques uns de ces mouvements simples dans nos cours tout au long de la semaine